Quel encaissement pour mes recettes ?

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Commerces : quels encaissements pour mes recettes ?

Carte bancaire, chèque, espèces ou encore e-paiement, chaque moyen d’encaissement a selon votre activité, ses avantages et ses défauts. Tour d’horizon.

45% des achats se font par carte bancaire

Utilisé pour 45 % des achats, le paiement par carte est un moyen de paiement sûr, moderne et rapide qui offre une garantie de paiement. Pour cela, le commerçant doit disposer d’un Terminal de paiement électronique (TPE) qui doit rester connecté à une ligne téléphonique en permanence avec une centrale de cartes bancaires (télécollecte).

Le TPE effectue :

  • En direct les vérifications nécessaires pour valider le paiement ;
  • Une collecte quotidienne des encaissements effectués ;
  • Le crédit direct de votre compte bancaire.

Obtenir un TPE est très simple. Il vous faut :

  • Souscrire à un « contrat d’acceptation de paiement par carte » auprès de sa banque ;
  • Disposer d’une ligne téléphonique connectée 24h/24 ;
  • Disposer d’un appareil TPE (loué ou acheté auprès de la banque, d’un revendeur-installateur spécialisé ou d’un magasin spécialisé).

A noter que la location présente quelques avantages, comme permettre de changer de TPE en cours de contrat de location afin de profiter des évolutions technologiques.

CB et E-commerce

Pour les ventes à distance, la carte bancaire reste aussi le moyen de paiement privilégié. Via un réseau de paiement (Visa, MasterCard, American Express, JCD…), il suffit d’utiliser sa carte bancaire pour financer l’achat. Le client communique certaines données confidentielles comme le numéro à 16 chiffres, les quatre chiffres de la date de validité et les trois derniers chiffres du pictogramme au verso de la carte. Afin d’éviter les fraudes et de rassurer l’acheteur, les boutiques en ligne utilisent par exemple le protocole SSL qui permet de crypter les messages transmis.

Cash !

Encaisser du liquide est une solution gratuite et simple dans la mesure où il n’y a pas de montant maximum imposé lors du reversement sur votre compte. Vous pouvez néanmoins refuser un règlement en liquide dans certains cas :

  • Une ancienne monnaie, une devise étrangère ou des pièces/billets en mauvais état ;
  • L’absence d’appoint ;
  • Le montant de l’achat dépasse 3000 euros.

Et faux…

Face à un billet douteux, demandez une pièce d’identité. La gestion du problème peut s’avérer délicate, présumez toujours de la bonne foi de votre client. Rappelez-vous également que vous avez l’obligation d’alerter les forces de l’ordre en cas de doute. Autre cas de figure: vous vous apercevez que vous êtes en possession d’un billet contrefait en bouclant votre caisse. Il vous est alors interdit de le remettre en circulation (article 442-2 du Code pénal). Vous devez l’échanger auprès de la Banque de France contre un reçu. Ainsi, cette perte sera déduite de votre résultat comptable. Attention, c’est ce document qui servira de justificatif pour les services des impôts, gardez-le précieusement.

Par ailleurs, prenez garde aux coupures maculées. S’il ne s’agit pas de contrefaçons, ce sont souvent des billets volés. Rapprochez-vous alors d’associations qui sauront vous aiguiller. N’hésitez pas non plus à solliciter les CCI. Un grand nombre d’entre elles organisent des sessions de formation pour apprendre à détecter les faux billets.

A noter que la Banque de France met en ligne une notice qui récapitule tous les signes de sécurité.

Puis-je refuser un moyen de paiement ?

Le paiement en espèces, c’est-à-dire au moyen de pièces et de billets en euros, est le seul mode de règlement qui ne peut pas être refusé par un commerçant ou prestataire de services jusqu’à 3000 euros.

Vous êtes cependant libre d’accepter ou de refuser le paiement par chèque ou par carte bancaire. Attention. Si vous êtes affilié à un centre de gestion agréé, vous êtes obligé d’accepter le règlement par chèque bancaire et d’en informer votre clientèle. Dans ce cas, vous pouvez tout de même imposer certaines conditions :

  • Un montant minimum d’achat, compte tenu du montant des commissions interbancaires perçues au titre d’une opération de paiement par la banque ;
  • La présentation d’une pièce d’identité, etc.

Le paiement par carte bancaire n’est valable que si le client a tapé son code confidentiel ou signé le ticket de caisse ou la facturette. La signature est obligatoire en cas d’achat supérieur à 1 500 euros.

A noter que le paiement sans contact par carte bancaire ou téléphone mobile permet, via un terminal spécial, le paiement immédiat sans code, ni signature ni pièce d’identité pour un montant de 20 euros maximum.

Et le B to B ?

Les entreprises en B to B utilisent régulièrement trois modes de paiement :

  • La lettre de change souvent utilisé dans le cas d’un montant important ;
  • Le chèque de banque qui garantit le paiement car le montant se prélève au préalable sur le compte du client ;
  • Le virement permet des transactions directes, rapides et économiques grâce aux codes BIC/IBAN.

A noter que la solution du virement induit un risque de refus de l’opération sauf dans le cas d’un prélèvement SEPA inter-entreprises, très sécurisé. En effet, dans ce cas, la signature d’une convention avec le débiteur est requise. C’est une solution adaptée pour se faire régler par une entreprise avec laquelle vous collaborez régulièrement.

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